17/01/2007

Le couteau Suisse du téléphone

Avec l'Iphone, vous pouvez tout faire !

20:23 Écrit par Cerber dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

TOTALement protégé

Sous ce titre lementable se trouve une initiative que je trouve assez intéressante. A partir du 15 janvier, si vous faites le plein (minimum 25 litres) dans une station Total, une assurance dépannage vous est offerte avec votre carburant pour une durée de trois semaines. Il suffit de faire enregistrer son plein sur la carte de fidélité. Bon à savoir comme disait je ne sais plus qui.

Tous les renseignements sur le site de Total

18:38 Écrit par Cerber dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/01/2007

Affaire Redeker

Selon Le Parisien, l’auteur des messages appelant au meurtre du professeur de philosophie qui avait publié une tribune polémique, «Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre?» a été interpellé au Maroc le 19 décembre. Il est intéressant de voir quel est le parcours récent de cet individu: "c'est sous le pseudonyme d'Omar al-Battar, que A.A., âgé d'une vingtaine d'années, avait alors mis en ligne sur un forum Internet jihadiste un appel au meurtre visant l'enseignant. Ce dernier avait immédiatement été placé sous protection policière. Les premières informations fournies par les autorités marocaines et publiées par le quotidien français indiquent que «l'homme a reconnu être l'auteur de ces messages de menace». Une source proche de l'enquête, citée par le journal, évoque par ailleurs le «profil islamiste» de cet homme «arrêté au Maroc, alors qu'il rentrait d'un séjour en Libye effectué fin novembre et qu'il cherchait à rejoindre les rangs du jihad en Irak».

Pour mémoire, l'édito incriminé:

 

Robert Redeker
Le Figaro

Robert Redeker (Philosophe. Professeur au lycée Pierre-Paul-Riquet à Saint-Orens de Gammeville. Va publier Dépression et philosophie (éditions Pleins Feux).

"Les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.

L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de «troubles à l’ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l’ordre public» que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. Ou, à tout le moins, qu’elle résulte de l’insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s’élevaient contre l’inauguration d’un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s’opposent pas à la construction de mosquées. L’islam tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme.

Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu’il veut exploiter au moyen «d’idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d’inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».

D’autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église.

Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine.

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n’est pas qu’un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.

Cette lapidation, s’accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d’éliminer cette violence archaïque, à l’imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c’est-à-dire l’entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l’islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l’oeil du Coran, pullulent en son sein."

11:25 Écrit par Cerber dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/11/2006

E pericoloso sporgersi

Il n'y a pas à dire, les transports en commun, rien de tel pour désengorger une ville. Des bus à l'heure, des réseaux métro performants, bien conçus, bien pensés...chapeau bas à toutes les villes qui ont compris cela.

Bruxelles, comme d'habitude, gérée par des incapables se distingue bien entendu en négatif.

Ce matin, un trajet en tram du croisement avenue rogier/chée de haecht jusqu'à l'ulb......UNE HEURE ! En voiture, circulation normale, 10 minutes, un peu de bouchons, 20 minutes.....Et je ne compte pas l'attente de 20 minutes pour avoir un tram en pleine heure de pointe !

Qu'on vienne encore me parler de mobilité dans cette ville ! Et pendant ce temps le guignol de service j'ai nommé Pascal Smedt vient nous annoncer de nouveaux radars sur Bruxelles. Il veut sans doute que les voitures ne dépassent plus ses trams....

20:06 Écrit par Cerber dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/10/2006

Et ça continue, encore et encore....

Et hop, un de plus....ça va devenir un club select si ça continue... ;) Au moins on aura pas de mal pour faire les présences des conseils communaux, il ne manque plus grand monde...

22:20 Écrit par Cerber dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/10/2006

Une voix dans le silence

Une offensive contre le retour du voile islamique, "tenue sectaire d'inspiration étrangère" et l'obscurantisme.../... "le danger que représente la tenue vestimentaire d'inspiration sectaire, étrangère à notre pays, notre culture et nos traditions" .../...Le voile islamique est "un slogan politique affiché par un groupuscule qui se dissimule derrière la religion pour réaliser des desseins politiques".

Ces propos éclairés sont tenus par le ministre des Affaires étrangères Tunisien, Abdelwaheb Abdallah dans une allocution à la presse.

Soulignant que la Tunisie est "fière et attachée à la religion islamique", il a ajouté qu'elle "n'a pas besoin de donneurs de leçons sur les fondements de la religion et qu'elle est un pays de modération et du juste milieu qui rejette la violence et l'extrémisme".

"Face à un regain d'activisme islamiste se manifestant notamment par le port du voile par de plus en plus de femmes, M. Abdallah a rappelé que le président Zine El Abidine Ben Ali avait insisté cette semaine sur la "nécessité de distinguer l'habit sectaire, intrus et importé, tant pour les hommes que pour les femmes, de l'habit traditionnel tunisien, témoin d'une identité enracinée dans notre histoire".

Lors d'une autre réunion du RCD, à Ben Arous, près de Tunis, le ministre de l'Intérieur, Rafik Belhaj Kacem, a dénoncé "toutes les sortes d'extrémismes qui sont des intrus dans notre société et n'ont aucun lien avec nos traditions et notre religion bénie".

Il a notamment stigmatisé "l'habit sectaire, signe distinctif d'une frange dure et renfermée sur elle-même et symbole d'une appartenance politique qui se cache derrière la religion" et qui "cherche à spolier la femme de ses droits et ses acquis"."

Il serait peut être temps que certains angélistes de nos contrées aient le même courage d'opinion.

 

13:58 Écrit par Cerber dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/10/2006

Elections 2006

A ne pas manquer cet EXCELLENT billet de Melodius sur CPS:

"Rififi à Schaerbeek

Comme il fallait s'y attendre, les socialistes, Elio di Rupo et le Stal du Canal en tête, tâchent de faire payer très cher à Ecolo la "trahison" schaerbeekoise. On sait en effet qu'Isabelle Durant, par ailleurs secrétaire fédérale d'Ecolo, a refusé d'honorer l'accord pré-électoral signé avec le PS et le CdH et a reconduit l'alliance avec le bourgmestre sortant, Bernard Clerfayt. Aucun journaliste n'a osé demander à Elio, Jowelle-la-Rouge et aux autres de justifier l'apparition de ce document qui, soudainement, prend des allures de tables de la loi, alors qu'ils en ont nié énergiquement jusqu'à l'existence avant le scrutin. Mais bon, les puissants ont le droit de mentir, c'est bien connu."

 

La suite ici

17:32 Écrit par Cerber dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/10/2006

La mafia socialiste comme chez elle à Charleroi

Visiblement certains on plus de mal à changer que d'autres. Les socialistes à Charleroi par exemple.

Leurs militants en tout cas, et les méthodes musclées style crapules mafieuses ne semblent pas leur poser de problèmes moraux, même contre une femme. C'est ce qu'a appris à ses dépends Fabienne Manandise (CDH), présidente de l'asbl "Jour après Jour" qui s'est fait rouer de coups et abandonner blessée par une équipe de colleurs d'affiches de Philippe Van Cauwenberghe (PS)(le fils de l'autre).

Saluons donc comme il se doit le fabuleux courage de ces militants socialistes qui se mettent à plusieurs pour tabasser une femme qui colle des affiches d'un autre parti, la beauté du geste de leur fuite laissant la victime agoniser en rue, le bel esprit que tout celà dénote, en un mot félicitation à ces gens, ils ont au moins le courage de montrer leur vrai visage. Quelle belle région.....

 

Il semblerait, dans le même registre des affiches électorales, que le fils de Jean-Claude Van Cauwemberghe ait le monopole de l'affichage. "D'après Germain Mariscotti, candidat MR et propriétaire d'une brasserie à Charleroi, une explication à ce sujet aurait eu lieu entre les deux hommes, calme selon Van Cauwemberghe mais sous la menace selon son adversaire politique. Il affirme d'ailleurs que des sympathisants PS l'ont menacé et fait semblant de dégrader sa terrasse. Cette guerre électorale n'a en tous cas pas lieu entre Olivier Chastel et Philippe Van Cauwemberghe qui se sont mis d'accord pour ne jamais cacher le visage de l'autre sur les panneaux électoraux."

Tout va très bien braves gens, nous sommes toujours en démocratie. Du moins dans la vision qu'en ont certains.

 

(ami lecteur certains passages de ce texte sont teintés d'une certaine ironie, saura tu les retrouver...?)

17:02 Écrit par Cerber dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/10/2006

On a retrouvé ben laden...

et ses potes dans une grotte...

20:21 Écrit par Cerber dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/10/2006

Réflexions sur la démocratie

Je vous livre ici un texte de réflexions en deux parties sur la démocratie qui nous vient du Canada, plus particulièrement du blog d'Anne Archet. Il est certes un peu long mais je ne puis que vous encourager à prendre les 10 minutes nécessaires à sa lecture, vous ne les regretterez pas; je pense qu'un débat d'idées assez riche peut en résulter. On pourrait d'ailleurs le mettre en parallèle avec le texte de Constantin sur l'individualisme et les moutons.

Comme on dit sur les skyblogs d'illetrés boutonneux, "lachez vos coms !"

 

Notes sur la démocratie, par Anne Archet.

Partie 1

La démocratie est une sacro-sainte horreur. La démocratie est une abomination qu’il faut abattre.

Vous voyez, par ces quelques mots, je viens de me ranger dans votre esprit parmi les ennemis définitifs de l’humanité, parmi ces brutes qui détournent des avions et les jettent contre des tours à bureaux. La démocratie est aujourd’hui une valeur universellement partagée par toutes les idéologies politiques – qu’elles soient de droite ou de gauche – tout simplement parce qu’elle est devenue par la force des choses et les aléas de l’histoire la dernière des vaches sacrées, un synonyme du bien absolu, une cause pour laquelle on peut mobiliser les forces les plus violentes et liberticides au nom du combat contre tout ce qui est antidémocratique (et présenté comme le mal absolu). Impossible de penser hors du doublon démocratie-dictature. Impossible de ne pas accepter les principes de base de la démocratie, à moins d'être irrémédiablement et définitivement repoussé dans la plus obscure des marginalités. Cette impossibilité est d’ailleurs une source profonde d’aliénation, une des raisons pourquoi la liberté se fait si rare dans nos belles républiques et monarchies constitutionnelles occidentales.

Ce que je vais dire en choquera plus d’un, mais ce n’est hélas que la plus banale des vérités : il existe une tension inhérente et flagrante entre la démocratie d’une part et de l’autre la liberté des individus d’inventer et de créer leur propre vie selon leur propres choix. La démocratie n’est pas un moyen de libérer les individus mais une façon particulièrement efficace de les asservir en obtenant leur consentement. La démocratie est la violence et l’oppression institutionnalisées dans leur expression la plus complexe et la plus sophistiquée. La démocratie est une des multiples chaînes qui asservissent l’individu. La démocratie est une hydre à abattre.

« Que faites-vous de tous ces gens qui sont morts pour obtenir les droits démocratiques dont vous jouissez et sur lesquels vous crachez de façon si méprisante ? »

À cela je réponds que le nombre de martyrs ne fait pas la justesse de la cause. Sinon, nous devons payer respect à ceux qui sont morts pour la pureté de la race, la vraie foi, le salut de la nation ou la grandeur de l’empire. Mais ce n’est pas tout : j’ose prétendre que la vaste majorité de ceux qui sont morts historiquement pour la démocratie luttaient bien plus pour leur propre libération individuelle que pour le privilège d’élire un représentant à l’assemblée législative. Et malgré ce que vous pensez, il s’agit de deux causes distinctes et même antinomiques.

« Soyez réaliste ! Comme le disait Churchill, la démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes. »

Ce n’est pas parce qu’un régime politique est moins mauvais que les autres qu’il mérite d’être défendu, qu’il mérite qu’on meure pour lui. Ce n’est pas parce que le sida tue que je militerai pour l’herpès génital. Si on doit se battre, aussi bien se battre pour sa propre cause plutôt que pour un pis aller qui finira par se retourner contre nous et nous opprimer. Car l’oppression de l’individu est inhérente au principe étatique… et la démocratie est un mode de gestion de l’État.

Churchill l’a dit avant moi. Tout plein de gens vraiment intelligents l’ont dit avant Churchill : la démocratie n’est pas parfaite, elle est même profondément vicieuse. Les défenseurs de la démocratie reconnaissent la plupart des trucs qui m’enragent au sujet de la démocratie et ces tares ont mené au fil des ans au développement de nouvelles formes démocratiques – des modèles nouveaux et améliorés dont le but est surtout de sauver les apparences. Car l’apparence est au cœur de l’exercice démocratique ; en l’apparence réside toute son utilité. En ce qui me concerne, les problèmes de la démocratie m’apparaissent si fondamentaux que personne ne pourrait me convaincre que les systèmes basés sur cette arnaque peuvent être réformés de façon satisfaisante pour permettre l’épanouissement de la liberté individuelle.

Je suis en colère et je crie. Mais je ne crie pas pour plus de démocratie ou une meilleure démocratie. Je crie pour son abolition pure et simple.

Mais qu’est-ce que la démocratie ? Il s’agit de la théorie politique qui stipule que le gouvernement et les lois qu’il adopte et fait respecter doivent refléter la volonté de la majorité telle que déterminée par un vote direct ou des représentants élus. La plupart du temps, la légitimité d’une démocratie naît avec l’adoption d’une constitution qui établit les règles fondamentales, les principes, les devoirs et les pouvoirs du gouvernement. Cette constitution limite aussi la plupart du temps le pouvoir d’ingérence de l’État dans la vie de ses citoyens en établissant une liste de droits qui sont théoriquement protégés de l’ingérence de la majorité démocratique.

Le problème central de la démocratie est qu’elle est source institutionnalisée d’aliénation.

La liberté individuelle n’est possible et praticable que lorsque la pensée et l’action sont intimement liées, lorsque les désirs et leur libre réalisation ne sont pas entravés par des forces extérieures à la volonté individuelle. Ce lien qui se brise entre la pensée et l’action, voilà ce qu’est l’aliénation.

Les passions et les désirs n’ont de valeur que s’ils constituent des forces réelles et incarnées dans nos vies. Mais lorsque l’individu est aliéné, les passions et les désirs sont tués dans l’œuf par la simple conscience que les conditions de son existence sont hors de son contrôle. Dans ce contexte, les rêves ne sont que pour les rêveurs, les désirs sont continuellement confrontés à l’impossibilité de l’action, à l’impossibilité de leur réalisation. Cette sinistre condition existentielle fait en sorte que l'individu perd contact avec les désirs et les passions qui devaient être les moteurs de ses actions. Ce contact est extrêmement difficile à rétablir lorsque qu’il est perdu et mène pour la plupart d’entre nous à un état de passivité abrutissante. Même le désir de changer les conditions sociales et matérielles qui causent l’aliénation se transforme alors en passivité et en désespoir, ce qui assure la pérennité de l’aliénation.

Le résultat prévisible est que la société finit par se diviser en deux groupes, d’une part celui des aliénés qui ont été spoliés de leur capacité à inventer et à créer leur vie, de l’autre ceux qui profitent de cet état de fait pour accumuler et contrôler l’énergie aliénée et ainsi assurer la reproduction des rapports sociaux de domination hiérarchique qu’ils exploitent à leur avantage. En tant que force extérieure à l’individu qui sépare sa volonté de son action, la démocratie ne fait rien de moins que d’assurer l’existence du pouvoir aliéné, puisqu’elle exige que les désirs soient isolés du pouvoir d’agir. Toutes les variétés de démocratie ont recours à l’élection comme mode de prise de décision, qui par définition représente un moyen de transférer les pensées, l’autonomie et la liberté de l’individu vers un pouvoir extérieur. Que ce transfert de pouvoir se fasse vers un représentant élu ou une vague majorité n’a en soit que peu d’importance. La réalité est que l’individu démocratique ne s’appartient plus lui-même ; il appartient à la majorité démocratique. Le citoyen est ainsi aliéné de sa capacité à déterminer les conditions de sa propre existence et de choisir librement le type de relations qu’il souhaite entretenir avec ses semblables.

En démocratie, les décisions sont aussi aliénées du contexte qui les a motivées et sur lequel elles sont censées agir. C’est ce que j’appelle la décontextualisation. La séparation et l’institutionnalisation inhérentes à la démocratie sont en soi autoritaires parce qu’elles exigent que les décisions soient prises avant même qu’adviennent les circonstances auxquelles elles s’appliquent. Les décisions politiques prennent toujours la forme de règles générales qui doivent être systématiquement appliquées lors de certaines situations, quel que soit le contexte ou les circonstances particulières. La démocratie a donc comme effet d’empêcher les individus ou les groupes d’individus de prendre des décisions adaptées aux multiples situations auxquels ils sont confrontés au moment même où ces situations se présentent.

La démocratie a un autre effet pervers : celui de limiter et de simplifier à l’extrême le spectre des décisions qui peuvent être prises par l’individu, commodément ravalé au rang de citoyen. Pour qu’un vote soit possible, les phénomènes complexes, avec leurs nombreuses causes et ramifications, doivent être réduits à des options limitées, voire carrément binaires : oui ou non, pour ou contre. La démocratie réduit le champ des possibles et étouffe ainsi toute possibilité de changement de façon extrêmement efficace. En cela, la démocratie fonctionne davantage comme un outil de justification du pouvoir étatique que d’un mode efficace de participation des individus aux décisions collectives.

La démocratie accorde une importance singulière à l’opinion. Les électeurs deviennent des spectateurs d’un processus où diverses opinions qui sont l’objet de leurs choix électoral leur sont présentées, alors que ceux qui produisent ces opinions sont ceux qui détiennent le vrai pouvoir. Tous ceux et celles qui ont vécu une campagne électorale ont été témoins de ce phénomène : les vrais problèmes qui frappent la société sont généralement évacués ou alors réduits à des slogans dénués de sens qui n’ont d’autre qualité que d’être courts et de frapper l’imagination lors de leur diffusion au journal télévisé.

La réduction des idées en opinions a un effet pervers de polarisation. Lorsque le seul mode de participation est la sélection et qu’il n’y a pas d’autre choix que l’option A et l’option B, les partis se rangeant derrière l’une ou l’autre de ces options se repoussent mutuellement en renforçant leur certitude mutuelle d’être l’incarnation du « bien », dans un esprit totalement manichéen. Dans ces conditions, espérer une reconnaissance de la complexité du réel, un sens du compromis ou une collaboration dans la recherche de solutions est rigoureusement illusoire.

Il est frappant de constater à quel point l’exercice électoral démocratique ressemble au mode de production capitaliste qui l’accompagne. Dans nos économies dites de marché, les corporations contrôlent le jeu et les consommateurs sont cantonnés dans un rôle de spectateurs, à qui on demande de choisir parmi différents produits offerts sur le marché. Ces choix de consommation sont à l’image des choix politiques ; ils sont basés sur la compétition et chaque décision génère des gagnants et des perdants. Le conducteur de Porsche n’a pas le même statut que le conducteur de Sunfire. Le consommateur de sauternes n’a pas le même statut que le buveur de Coors light. On retrouve la même polarisation qu’on retrouve au cœur des choix politiques – les individus s’enfermant dans leurs positions et débattant avec passion et violence en grande partie parce leurs idées sont contaminées par le désir d’avoir raison, de « gagner » au jeu de la politique. Même si la victoire est si décontextualisée et si vide de sens qu’elle n’a que peu d’impact sur leur vie réelle.

Évidemment, l’aliénation, la manufacture en série des opinions et la décontextualisation des décisions ne sont pas les seuls problèmes fondamentaux de la démocratie ; le concept de majorité est tout aussi troublant. En acceptant systématiquement la volonté de la majorité, la démocratie accorde au plus grand nombre le droit de tyranniser la minorité. Dans le contexte démocratique où le gagnant rafle tout, les minorités n’ont que très peu d’influence sur les décisions politiques. Et comme si ce n’était pas déjà assez scandaleux, les majorités démocratiques ne sont même pas de vraies majorités, mais la minorité numériquement la plus importante. Par exemple, le parti libéral du Québec a pris le pouvoir en 2003 avec 42% des voix exprimés. Ce qui veut dire que 32% des électeurs inscrits ont voté pour les libéraux, si on tient compte du taux d’abstention. La conséquence est que pour les différentes minorités qui forment la majorité réelle, les démocraties n’offrent pas plus de liberté politique que le despotisme et la dictature.

Mais ça ne s’arrête pas là. En entretenant l’illusion de la participation de tous aux affaires de la Cité, la démocratie permet aux majorités de justifier toutes leurs actions, même les plus répugnantes. Et puisque les démocraties disent permettre la participation de tous et chacun dans le processus politique, il est sans danger pour le pouvoir établi que des votes soient dirigés vers les opinions minoritaires, puisque ces voix perdues ne servent qu’à renforcer légitimité de la position majoritaire. De la même manière, si des individus décident de ne pas participer au scrutin, ce choix peut tout aussi bien être interprété comme un consentement à l’opinion majoritaire puisque ces individus auraient été libres de voter contre l’opinion majoritaire s’ils l’avaient voulu. Il n’y a pas d’issue possible à la justification démocratique.

Et je ne parle pas du caractère profondément inique du principe « une personne un vote » qui ne tient aucun compte de l’importance de la préférence individuelle. Deux électeurs vaguement intéressés à faire quelque chose peuvent gagner contre mon opposition acharnée et passionnée.

Voilà pourquoi les exercices démocratiques ne menacent jamais l’ordre établi. Comme le disait si bien Errico Malatesta, le fait d’être appuyé par une majorité ne prouve en rien la justesse de sa cause. Les progrès de la liberté individuelle ont toujours été accomplis par des individus et des minorités ; les majorités sont de par leur nature lente, conservatrice et soumises aux forces supérieures du pouvoir établi.

 

 

Partie 2

Il ne faut pas oublier les critiques immanentes de la démocratie. Certaines d’entre elles ont été formulées la première fois à l’époque de Platon et d’Aristote et n’ont pas encore été réfutées de façon satisfaisante ; elles concernent la démagogie, les groupes de pression et la corruption.

La démagogie est la stratégie politique qui consiste à obtenir du pouvoir en ayant recours à une rhétorique qui flatte les préjugés et les réflexes les plus vils, les plus bas et les plus réactionnaires de la population. Toutes les démocraties y succombent un jour ou l’autre, désireuses qu’elles sont de manufacturer le consentement à partir des peurs, des espoirs, et des colères confuses des masses citoyennes.

De plus, les démocraties représentatives sont tout spécialement vulnérables à l’action délétère des groupes de pression. Les groupes représentant des intérêts particuliers ont l’habitude d’engager des experts grassement rémunérés qui ont pour mission de courtiser, de harceler, de menacer ou carrément d’acheter les représentants élus pour obtenir une législation qui leur est favorable, des subventions gouvernementales ou toute autre sorte de faveur. Parce que les élus proviennent fréquemment du milieu des affaires ou des classes aisées, la collusion avec ces groupes de pression se fait la plupart du temps tout naturellement, souvent même avant que ledit élu n’ait eu le temps de se saisir du pouvoir.

Ces problèmes sont des symptômes éloquents qui se manifestent lorsque les individus sont réduits à une masse amorphe de spectateurs passifs du processus décisionnel, ou lorsque l’implication de l’individu dans la création de son propre environnement de vie est réduite au simple choix d’opinions. Il est donc inutile de travailler à réformer les institutions démocratiques pour permettre aux politiciens de devenir de meilleurs démagogues et de meilleurs lobbyistes. Le contrôle du financement des partis politiques ou la distribution gratuite de temps d’antenne est inutile, parce que ces réformes reconnaissent implicitement la légitimité de la manipulation politique. Si la manipulation politique est légitime, ça signifie en bout de ligne que la démocratie n’a à offrir à l’individu qu’un seul moyen de s’affranchir de l’oppression : devenir lui-même oppresseur. Comment prétendre dans ces conditions que liberté et démocratie sont indissociable ?

Et il ne faut surtout pas oublier la corruption qui ronge la démocratie depuis le berceau. Je n’aurais jamais cru dire un jour une telle énormité, mais Staline avait tout à fait raison : Ceux qui votent ne décident de rien ; ceux qui comptent les votes décident de tout.

Une des forces de la démocratie est sa faculté à se reproduire, à se fondre dans le statu quo et à assurer sa pérennité. Malgré ce qu’en disent la plupart des démocrates, les démocraties sont loin d’être fragiles ; la plupart des régimes actuels qui sont les plus anciens sont des républiques et des monarchies constitutionnelles basées sur les principes de la démocratie représentative. En ce début de millénaire, les êtres humains vivent soit dans des démocraties, soit dans des pays sous la domination économique et militaire de démocraties. Comment expliquer ce succès ? Comment expliquer cette hégémonie ?

Dans tous les pays démocratiques – et le Canada n’y fait pas exception – l’endoctrinement démocratique commence à la petite école, avec l’élection des présidents de classe, l’éducation civique, les saluts au drapeau (unifolié ou fleurdelisé). Très vite, le citoyen est amené à penser que la démocratie est la condition première et nécessaire à la liberté. Lorsque la démocratie encadre le débat de la sorte et force même ses opposants à discuter selon ses propres termes, toutes les actions entreprises pour changer l’environnement politico-social doivent se dérouler dans le cadre de ses principes, sinon de ses institutions, et réaliser les seuls fins qu’elle puisse sanctionner. C’est pourquoi la démocratie réussit à se reproduire en demandant si peu d’effort de la part de l’élite dominante. Un système démocratique basé sur le règne de la majorité convainc les classes exploitées et aliénées qu’elles ont le contrôle des institutions gouvernementales grâce à ses mythes fondateurs (la volonté populaire, le peuple souverain, etc.) même si ce contrôle reste effectivement entre les mains des classes exploiteuses et aliénatrices. Même les contradictions les plus flagrantes passent inaperçues parce que le système a réussi à équivaloir son existence ave celle de la liberté, se plaçant ainsi à l’extérieur du champ des idées et des principes que l’on peut critiquer et combattre. En se présentant comme un a priori ou comme le premier principe de la liberté individuelle, la démocratie offre un visage de tolérance et se présente comme la source par excellence du bien public, se plaçant ainsi au delà de toute contestation.

En régime démocratique, les notions d’égalité des électeurs et de règne de la majorité impliquent que le Peuple (avec un gros P majuscule) détient le pouvoir, malgré les innombrables preuves du contraire. En toute logique, si le Peuple n’effectue aucun changement dans l’ordre des choses, c’est qu’il n’a aucune volonté de le faire puisqu’il est souverain. Or, le Peuple croît, en théorie, en la justice et en la liberté puisque selon les mythes fondateurs des démocraties il se retrouve à l’origine même de la création de ces régimes politiques. Puisque le Peuple démocratique aime la liberté, il devrait naturellement agir pour mettre fin à toutes les formes d’oppression, au moment même où elles sont découvertes. Ce qui signifie que si une loi, un règlement ou une pratique gouvernementale ne change pas, c’est qu’elle n’opprime pas le Peuple. Bref : tout ne peut qu’aller bien dans le meilleur des mondes.

Évidemment, un tel raisonnement n’a jamais et ne pourra jamais donner naissance à une société véritablement libre. Mais rejeter cette logique sans adopter une critique générale de la démocratie mène directement à une autre conclusion hautement douteuse, qui est la plupart du temps formulée par les individus et partis de gauche des démocraties libérales occidentales. Selon eux, si le gouvernement n’est pas à la hauteur des aspirations du Peuple, c’est que les gens sont trop apathiques, trop ignorants, trop stupides ou trop égocentriques pour se servir collectivement du pouvoir qui se trouve à porté de leurs mains. Si les militants progressistes pouvaient seulement réussir à informer, éduquer, organiser et mobiliser les masses, tout finirait par fonctionner à merveille. On assiste alors au spectacle pitoyable d’individus selon toutes vraisemblances intelligents qui volontairement se retrouvent pieds et poings liés, se débattant pour réformer un système qui dans ses incarnations les meilleures et les plus efficaces n’a d’autres fonctions que d’opprimer tout le monde de façon égale. Encore une fois, les classes dominantes peuvent dormir sur leurs deux oreilles tant que les opprimés et les aliénés blâment leur propre apathie et leur propre stupidité comme source de leur propre aliénation et leur propre oppression plutôt que les failles intrinsèques du concept même de démocratie.

Nous assurons tous et toutes la reproduction de la démocratie avec notre vote et notre acceptation servile et quotidienne aux résultats des élections. Le fait d’aller voter ne sert qu’à réaffirmer et à légitimer le pouvoir de l’État, quelque soit votre choix électoral. En votant, il vous arrivera peut-être de participer à la création ou à l’abolition de politiques, et de législations. Vous pourrez même participer au renouvellement de la classe politique. Mais vous n’arriverez jamais à changer le système et ses relations de pouvoir basées sur la domination et l’aliénation de l’individu. C’est pour cette raison de les classes dirigeantes des démocraties ne craignent absolument pas le suffrage universel, même si certains politiciens en particulier peuvent souffrir de la grogne populaire et se faire ravir les rênes du pouvoir.

Historiquement, les gouvernements on élargi le bassin des électeurs chaque fois qu’ils ont eu besoin d’appuis massifs pour accomplir un objectif précis – la plupart du temps militaire – plutôt que pendant les périodes où le public demandaient à grand cri l’extension du droit de vote. Il s’agit du marchandage habituel, où des concessions démocratiques sont accordées en échange d’un consensus social si nécessaire en temps de crise. De plus, le fait d’accorder le droit de vote à ceux qui n’en jouissaient pas permet aux gouvernements de canaliser les insatisfactions et les énergies contestataires qui autrement auraient pu constituer une menace sérieuse ou pouvoir étatique vers une forme d’action qui n’est pas menaçante – le vote – qui réduit l’efficacité et la magnitude des changements tout en assurant la reproduction de la démocratie. Au Canada, l’obtention de la responsabilité ministérielle, le suffrage universel masculin, puis l’extension du droit de vote aux femmes et aux Amérindiens a surtout eu comme effet de les faire passer les opprimés d’une marginalisation officielle à une marginalisation systémique. Ce qui signifie que les principaux gains politiques des marginalisés est d’avoir le même droit que le reste des citoyens de participer à un système oppressif et d’espérer qu’il agisse en leur faveur. Le débat sur le droit de vote est un leurre : le gouvernement a recours au suffrage pour amenuiser les demandes des minorités et saper les énergies consacrées à l’action directe. Il n’y a pas de fumée sans feu, et il n’y a pas de suffrage sans intention de marginalisation.

Quand nous mordons à l’hameçon électoral, nous donnons à l’État le pouvoir de se saisir de nos capacités à prendre totalement et entièrement le contrôle de nos propres vies. Les élections ont tendance à réduire les individus à un rôle passif, à faire miroiter le salut grâce au principe de la sagesse des majorités plutôt que de celui de l’action directe volontaire. Une division naît entre les gouvernants et les gouvernés lorsque les électeurs assistent de la marge comme spectateurs du gouvernement et nom comme des agents de leur propre destinée. Les systèmes politiques de tous genres ont tous en commun la particularité d’exclure la possibilité de l’action directe autonome et individuelle et la démocratie n’y fait pas exception. Les démocraties savent être aussi racistes, nationalistes, impérialistes et militaristes que les dictatures, et surtout elles discriminent, exécutent, torturent et réduisent au silence les individus. Ce qui distingue les démocraties des autres systèmes, c’est qu’elles oppriment et aliènent se présentant comme le visage de la volonté collective et individuelle, comme l’incarnation même de la liberté, ce qui les rend particulièrement insidieuses et efficaces.

Les organisations politiques formelles ne s’intéressent qu’à certains aspects de la réalité. La démocratie, en tant que mode d’organisation politique, ne détermine donc pas entièrement notre droit individuel à l’autodétermination. Par exemple, les droits inaliénables que la démocratie vous garantit ne s’étendent pas à toutes les sphères de votre vie – votre lieu de travail étant une de ses sphères particulièrement à l’abri des ingérences démocratiques. Évidemment, le salaire minimum, la journée de huit heures, les lois sur la sécurité du travail et toutes les autres législations adoptées par les démocraties – en réponse aux pressions exercées directement par les travailleurs – peuvent très bien améliorer les conditions de travail et interdire les formes les plus scandaleuses d’exploitation. Il n’en demeure pas moins que l’employeur et l’employé n’interagissent pas entre eux comme des citoyens libres et égaux. L’un d’entre eux est le boss, l’autre le travailleur, et tous deux jouent leur rôle selon des règles qui n’ont rien avoir avec les principes de participation démocratique. Aucune élection ne changera cet état de fait.

Lorsque l’individu se rend sur son lieu de travail, il abandonne sa qualité de citoyen pour adopte celle de travailleur salarié. Il devient alors un esclave à temps partiel – le temps qu’il consacre au travail salarié. On exige de lui l’obéissance et la loyauté envers l’entreprise. L’exercice de la plupart de ces droits fondamentaux dits démocratiques, comme la liberté d’expression, la liberté d’association ou la liberté de circulation lui sont interdits le temps qu’il est au service de son maître. Et ce temps mort consacré au travail salarié – pour ceux qui évidemment ont la « chance » d’avoir un emploi – a tendance à devenir de plus en plus long, à gruger de plus en plus notre vie, ce qui réduit d’autant le temps de notre existence où nous jouissons des fameux droits démocratiques. Mais ne vous inquiétez pas, ceux qui n’ont pas d’emploi sont si marginalisés, si harcelés par les fonctions providentialistes de l’État que leur temps de citoyen démocratique est encore plus limité.

Quelques mots en terminant sur la démocratie directe.

Les anarchistes ont la conviction qu’une société basée sur les relations non-médiatisées entre individus libres, sur l’absence de forces sociales coercitives et aliénantes et sur le droit universel et inaliénable de l’individu à sa propre autodétermination. Ces convictions mènent à différentes visions du monde, comme par exemple la fédération des communes libres et autogérées des anarcho-communistes et l’association limitée, informelle, ouverte et temporaire des anarchistes individualistes (qui vous l’aurez deviné a gagné ma préférence). Mais ce qui est certain, c’est que les principes chers aux anars ne pourront jamais s’incarner dans une démocratie. Même la démocratie directe à la sauce athénienne exige un abandon des volontés individuelles qui produit et assure la pérennité de la domination hiérarchique d’un groupe sur les individus, les séparant ainsi de leurs désirs et séparant leurs désirs de leur réalisation par l’action directe.

La démocratie directe reste un mode de gestion politique de l’État. En cela, elle restera toujours l’ennemie de la liberté individuelle.

 

12:22 Écrit par Cerber dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/09/2006

Auderghem, république bannanière, suite.

Constantin nous fait part de la suite des aventures du clan du Roi Soleil d'Auderghem qui visiblement ne doute de rien et se sait tout permis. La police communale semble d''ailleurs savoir ne pas mordre la main qui la nourrit.

A côté, certains politiciens de Charleroi sembleraient presque honnête.

Didier Reynders ferait bien de faire le ménage dans ses rangs, cela commence à se voir....

 

"Belle manifestation que la brocante de quartier de l'avenue Chaudron de ce dimanche 24. Succès de foule.../... la Police communale avait fait place nette. C'est ainsi (et c'est bien normal) que plusieurs véhicules que leur distrait propriétaire avait laissé trop proche des nombreux panneaux d'interdiction de stationnement sont partis à la fourrière. Attirés par cette sympathique manifestation, les candidats aux prochaines élections communales étaient légion. De toutes les couleurs, tous arpentaient l'avenue Chaudron de bas en haut, de haut en bas, etcetera... C'était trop beau. Tant d'électeurs rassemblés en un seul endroit! .../... Et un candidat en bonne place sur la liste du Bourgmestre, échevin en fonction, de venir stationner sa voiture, décorée de moultes affiches à sa gloire passée et future, en plein milieu du square du Sacré Coeur, à contre sens de la circulation. Cette scène fort plaisante se déroule sous les yeux de la force publique qui, non contente d'avoir fait place nette le matin même, barre aux voitures conduites par le commun des mortels l'accès au square et à l'avenue Chaudron.

Comme disait Coluche, y en a qui sont plus égaux que d'autres.....
"

08:33 Écrit par Cerber dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/09/2006

Pratiques mafieuses à Auderghem

Visiblement le Roi Soleil d'auderghem n'aime pas la concurrence. Mais alors là pas du tout. Et tous les moyens sont bons pour s'en débarrasser, quitte à plonger dans les pratiques les plus sordides dignes des films de gangsters de série z. Le Parrain en tournée à Auderghem cette semaine.

Thierry et Constantin nous en parlent:

"Plusieurs commerçants d'Auderghem qui avaient eu la mauvaise idée d'apposer sur leur vitrine des affiches MR-Lib ont ainsi reçu la semaine dernière une visite d'un genre un peu particulier. Un individu s'est présenté dans leur boutique et leur a fait comprendre qu'ils pouvaient s'attendre à des mesures de rétorsion de la part de l'administration s'ils ne retiraient pas immédiatement les affiches litigieuses pour les remplacer par des affiches représentant le bourgmestre. Des militants socialistes occupant des logements sociaux ont quant à eux reçu un visiteur qui leur a vivement conseillé de remplacer ces horribles affiches socialistes qui ornaient leurs fenêtre par de jolis portraits de l'échevin Defosset. Par ailleurs, impossible de trouver une fenêtre de l'immeuble de logements sociaux de la rue du Vieux Moulin qui n'arbore une affiche vantant les mérites de la Liste du Bourgmestre.

Un vent favorable nous a d'autre part rapporté que deux remorques publicitaires, l'une du PS, l'autre de la liste MR Lib, qui sont stationnées à divers endroits d'Auderghem depuis la semaine dernière se sont vues infliger chaque jour de la semaine une amende de 250€ au prétexte qu'elles enfreignent le règlement communal sur l'affichage électoral. Renseignements pris, le règlement en question ne traite que de l'affichage dans la commune, pas des véhicules, remorques ou autres moyens de publicité. Mais l'attitude adoptée par la police locale semble être : "si ce n'est pas explicitement autorisé, c'est forcément interdit". La rédaction de Chacun pour Soi conseille aux malheureux verbalisés de prendre pour avocat la tendre moitié de Mr Gosuin, laquelle, vu qu'elle est le conseil attitré de toutes les ASBL paracommunales d'Auderghem, pourra sans nul doute utiliser sa grande expérience de la gestion communale pour aboutir à une transaction.

Charleroi-en-Woluwe attend les élections dans le calme."

08:23 Écrit par Cerber dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/09/2006

Individualisme, phénomène de masse et peur de la différence de pensée.

Un excellent article de Constantin sur l'individualisme et les moutons.

12:17 Écrit par Cerber dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/09/2006

De tout, en vrac

A noter aujourd'hui chez Prométhée le bien étrange combat (ou la ridicule épopée cela dépend d'où on se place) de la presse Belge contre Google. Ou comment se tirer une balle dans un pied déja rongé par la gangrène.

 

Politique et élections à Saint-Josse et Schaerbeek, et d 'autres communes, ou comment les moeurs électorales et politiques de certains pays ont émigrées en même temps que leurs habitants. Assez surréaliste et inquiétant. Je vous conseille d'ailleurs l'intégralité des posts d' Humeur Allochtone, il y a de quoi se poser de graves questions.

 

Concernant la vague de haine aveugle et de violence inouïe qui a suivi (en les illustrant à merveille) les déclarations de Benoit XVI, un post suivra d'ici peu.

 

Moi qui suis d'habitude contre les taxes, en voici une que je verrais appliquée d'un bon oeil....parceque les embouteillages toutes la journée ça commence à bien faire dans cette ville :

Les Stockholmois votent "oui" au péage urbain.

 

19:10 Écrit par Cerber dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/09/2006

James "Bond"


       

00:48 Écrit par Cerber dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/09/2006

Jeu crétin

Il y avait les pingouins, voici les singes maintenant.

18:10 Écrit par Cerber dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/09/2006

un pc au look de mac

Malgré le passage de Mac à Intel (l'ex Grand Satan qui maintenant fait "des processeurs qui tournent plus vite sous mac que sous pc" (à dire très vite pour ne pas s'étouffer de rire)), malgré la possibilité de faire tourner un Mac sous Windows (l'ex Grand Satan n°2), il faut reconnaitre que le fossé entre les intégristes d'un des deux camps ne s'est pas comblé.

Pour les autres, ceux qui s'en tapent le cocotier avec une rape à fromage, il faut bien reconnaitre que l'interface Mac est tout de même plus sexy que celle de Windows. Il existait certes des solutions pour "avoir le look Mac" mais il faut bien reconnaitre que ça ne marchait pas toujours très bien, dans le meilleur des cas, ou que ça mettait un boxon indescriptible quand ça ne faisait pas tout planter. Et je ne parlerai même pas des programmes qui bouffaient 50% de ressources pour tourner.

Il semblerait qu'une solution ait enfin vu le jour sous le nom de CrystalXP. Changer les icônes, placer un dock, dossiers de différentes couleurs suivant leur contenu/utilisation, etc tout cela sans mettre à genou votre pc. De plus, la désinstallation serait sans problèmes.

A tester donc.

12:22 Écrit par Cerber dans Informatique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

29/08/2006

Banlieue Parisienne, bientôt en tournée à Bruxelles...

Pendant que des pompiers (vous savez, ces gens qui risquent leur vie quotidiennement pour un salaire de misère pour sauver des inconnus) venus secourir des victimes d'un incendie se font agresser, injurier et caillasser par des immigrés à Ganshoren, un autre immigré tabasse sauvagement un conducteur de la STIB en le rouant de coups de poings, celui ci avait eu le malheur d'OSER lui faire une remarque sur le volume de sa musique qui incommodait les passagers. Pour justifier son geste, il aurait "invoqué" une sois-disant "injure raciste". Inutile de préciser que l'agresseur, pris en flagrant délit, est déja dehors pendant que sa victime est à l'hôpital.

Dormez en paix braves gens, tout va bien au Royaume de Belgique....

20:23 Écrit par Cerber dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/08/2006

Bande dessinée

Pas trop de temps libre ces derniers jours,  voici donc quelques "blogs dessinés" assez sympas pour passer le temps:

 

- Boulet

- Monsieur Le Chien

- Lotte

- Maliki

11:39 Écrit par Cerber dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/08/2006

Une pathétique haine ancestrale ou l'histoire de certains frustrés....

Quelques précisions   dont il serait utile que le milosevitch de Flandre se souvienne. Avant qu'il ne transforme notre pays en une nouvelle Yougoslavie à l'heure où une certaine Flandre insulte ouvertement la Monarchie Belge dans ce qui n'est qu'une campagne (pas très discrète) orchestrée par une certaine f(r)ange de nationalistes frustrés.

Je reprendrai en partie un edito de Paul Masson en guise de conclusion de ce sujet qui me donne la nausée: "Il n'y a guère, dans un livre qu'il consacrait au rêve de la Flandre (*), le journaliste Marc Reynebeau écrivait que, "dans cinquante ans, la Belgique ne sera plus qu'un site Internet. Ce que sera alors la Flandre dépendra seulement des Flamands".

Yves Leterme est plus pressé encore, puisque, dans son esprit, il ne donne même plus un demi-siècle de vie à un pays qui ne tient plus ensemble que par la monarchie, le football et quelques bières. Il aurait aussi pu ajouter, pour être complet, par la dette publique...

Sous des dehors civils, une diction française impeccable, des propos pacifiants et un sourire aimable, on a longtemps douté que le président du gouvernement flamand puisse cacher un nationaliste rabique et un ennemi de tout ce qui peut entraver le développement et l'indépendance de sa Région.

Avec des agressifs haineux comme Van den Brande ou d'autres énergumènes du Belang, on savait directement qui on avait devant soi. Leterme, lui, portait un masque qu'il soulevait discrètement de temps à autre et que, cette fois, il vient de laisser tomber - ironie de son choix -... dans un quotidien français.

Les combattants des Éperons d'or de 1302 ne rêvaient pas de liberté ni d'indépendance; ils voulaient simplement payer moins d'impôts. C'est ce qui les différencie de ceux qui, aujourd'hui, se réclament de leur victoire en espérant donner à la Flandre un statut d'État.

Malgré la mondialisation, malgré l'Union européenne, malgré le brassage des cultures, il existe toujours dans le nord de notre pays des rêveurs rétrogrades qui ne songent qu'à cultiver leur sentiment d'infériorité, à douter de leur culture, à s'isoler sur leur pré carré, aux dépens même de leurs intérêts économiques. Malgré les sondages populaires qui les contredisent, ils persévèrent. C'est pitoyable !

Ce qui est politiquement certain, c'est qu'en laissant définitivement tomber le masque, Yves Leterme a mis une fois pour toutes un terme à son ambition de devenir un jour Premier ministre !

(*) Marc Reynebeau. Le Rêve de la Flandre. La Renaissance du Livre.

16/08/2006

Le con du mois

Dans la série "j'ai pas de vie et je veux qu'on parle de moi même si la honte s'abat sur ma famille pendant 69 générations", je vous présente ce digne futur gagnant des darwin awards.....

19:16 Écrit par Cerber dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/08/2006

Des clefs pour comprendre

Dans le fouillis du monde arabe il est parfois difficile pour nous occidentaux de comprendre qui est qui et qui fait quoi. Voici un début de réponse par Alexandre Adler.

Texte tiré d'un article du Figaro:

 

L'énigme chiite, par Alexandre Adler

Le point de vue d'Alexandre Adler .
Le chiisme est aujourd'hui un véritable casse-tête pour les analystes. Qu'on en juge plutôt : les chiites libanais sont le fer de lance d'une offensive tout à la fois intégriste et panarabe dirigée contre Israël et, expressis verbis, contre les États-Unis. Dans le même temps, les chiites irakiens demeurent la base populaire la plus importante de la présence américaine en Irak. Les chiites du Pakistan, de l'Inde, du golfe Persique et de Turquie (les Alevis) sont au contraire les artisans de la laïcisation de l'islam. Et les chiites iraniens se disputent très ouvertement entre écoles théologiques rivales, dont certaines prônent une quasi-séparation du spirituel et du temporel, d'autres la théocratie la plus absolue.
 
Après tout, cette cacophonie n'est pas non plus étrangère au monde chrétien où, par exemple, on connaît bien le pasteur «écolo-pacifiste» de France ou d'Allemagne, autant que l'énergumène sectaire d'Irlande du Nord ou du Transvaal... Mais ici le problème n'est pas seulement théologique ou culturel, il est directement politique, et c'est même la clef la plus importante pour comprendre la situation actuelle.
 
Les deux versions opposées du chiisme partent de deux sources bien distinctes. À l'est, l'intégrisme sunnite indo-pakistanais a ciblé, depuis fort longtemps, le chiisme local comme une doctrine «semi-païenne». Or, il se trouve que de Jinnah à la famille Bhutto, nombreux sont les chiites à avoir participé dans un rôle de premier plan à la naissance et au développement du Pakistan, tandis que d'autres aristocrates de même obédience ont demeuré dans des positions enviées en Inde. L'idéologie populiste et intolérante d'une armée pakistanaise de plus en plus influencée par l'Arabie saoudite aura fait le reste. La persécution des chiites est l'article de foi numéro un des talibans et de leur soutien saoudo-pakistanais.
 
Tout à l'opposé, se situe la doctrine d'une partie de l'intégrisme iranien qui, derrière l'association du clergé combattant, contrôle une bonne part de l'État persan. Pour cette génération de clercs formés dans la haine tout ensemble du régime impérial et du marxisme, la source principale d'inspiration a souvent été sunnite, celle des Frères musulmans égyptiens. Nous retrouvons intacts ces deux courants dans la mêlée actuelle. Le président iranien Ahmadinejad, héritier explicite du clergé combattant du défunt ayatollah Behechti, voudrait à toute force effacer le conflit sunnite-chiite qu'attisent, au contraire, Pakistanais et Saoudiens.
 
L'actuelle situation confine en ce moment même au surréalisme, mais sans doute pas pour très longtemps. La faction intégriste au pouvoir à Téhéran a, par exemple, libéré un fils de Ben Laden, Saad – qui était placé jusqu'à présent en résidence surveillée à Yazd, au centre de l'Iran –, afin de prôner la solidarité des intégristes sunnites avec le combat du Hezbollah libanais. Il est vrai que, depuis leurs cachettes, Ben Laden père et son associé égyptien Zawahiri n'ont cessé d'émettre des réserves sur la systématicité antichiite des actions que menait, en ayant usurpé leur autorité, le Jordanien Zarqaoui sur le terrain irakien. Cela dit, les deux auteurs du 11 Septembre sont trop tributaires de leurs hôtes civils et militaires pakistanais pour pouvoir pousser trop loin le rappel à l'unité, de même que les sympathies évidentes des Frères musulmans égyptiens et du Hamas palestinien pour le nouveau cours terroriste de l'État iranien ne parviennent toujours pas à faire cesser l'affrontement entre sunnites et chiites, à Bagdad.
 
Il y a des raisons secondaires à la poursuite de cet affrontement, telles que l'intervention discrète de subsides saoudo-pakistanais foncièrement antichiites. De même, un certain nombre d'éléments chiites libéraux, derrière Allaoui et Chalabi, ne sont pas mécontents que la minorité sunnite d'Irak se soit d'elle-même enfermée dans une attente sanglante et sectaire (bien plus meurtrière évidemment que l'actuelle contre-offensive israélienne, au Liban). Toutefois, la cause principale ne tient pas à telle ou telle conspiration externe, mais tout simplement à la volonté d'une large majorité chiite du pays, longtemps bafouée, et par ailleurs détentrice des véritables lieux saints de leur croyance, de relever enfin la tête. Il s'agit là d'une logique redoutable pour une fraction de la mollahcratie iranienne. Si le grand ayatollah Sistani, qui est lui-même iranien, réussit en Irak, il aura démontré qu'une culture religieuse chiite majoritaire peut s'affirmer dans le cadre d'institutions électorales sincères et d'une liberté religieuse certaine, tout en renforçant pacifiquement le rôle du clergé. Ce programme, c'est tout simplement celui des progressistes iraniens de l'ancien président Khatami et de son frère, et celui-là même, de plus en plus clairement, des pragmatiques à la Rafsandjani.
 
En politique extérieure, ce grand tournant implique le succès de la démocratie libanaise, la victoire d'éléments pragmatiques en Syrie et aussi en Arabie saoudite, l'alliance stratégique et économique avec la Turquie et, surtout, l'association avec les États-Unis, à Bagdad et à Kaboul aujourd'hui, très évidemment à Beyrouth et à Ramallah demain. Devant une telle menace potentielle de renversement des alliances au Moyen-Orient, on comprend mieux que ceux qui savent déjà qu'ils y seront sacrifiés à Téhéran aient pu demander à leurs amis du Hezbollah libanais d'interrompre cette évolution si dangereuse. Au risque, bien sûr, de faire perdre à Nasrallah et aux siens tout ce qu'ils avaient laborieusement gagné au Liban, en se refusant depuis deux ans à jouer le rôle de police supplétive de la Syrie.

19:56 Écrit par Cerber dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/08/2006

Standing in the sadows of Motown

Je viens de revoir Standing in the shadows of Motown et je voulais absolument conseiller ce film "documentaire/musical". C'est toujours un plaisir de le revoir et de réécouter tous ces standards.
Il vous montrera comment "the best hitmachine in music history" a vu le jour, comment une bande de passionnés bourrés d'autant de talents on réussi pendant plus de 10 ans à créer les plus grands standards de tous les temps dans une petite cave.

De "(Love Is Like A) Heat Wave" à "Reach Out I’ll Be There", de "Shotgun" à "What Becomes Of The Brokenhearted", de "Cloud Nine" à "What’s Going On", de "stop in the name of love", "please mr postman", "where did our love go", "my girl", "reach out", "standing in the shadow of love", "what's going on", "dancing in the street", "my world is empty without you", "yo can't hurry love",  etc etc etc ce sont eux qui sont derrière le son qui a bercé des générations.

Avec ceux qui sont encore parmi nous:
Joe Messina – Guitar, Eddie Willis – Guitar, Joe Hunter – Keyboards, Johnny Griffith – Keyboards, Bob Babbitt – Bass, Richard “Pistol” Allen – Drums, Uriel Jones – Drums, Jack Ashford – Vibes and Percussion

Ceux qui nous ont quitté:
Robert White – Guitar, Earl Van Dyke – Keyboards, James Jamerson – Bass, Benny “Papa Zita”Benjamin – Drums, Eddie “Bongo” Brown – Congas

et la "nouvelle génération":
Joan Osborne, Chaka Khan, Meshell Ndegeocello, Bootsy Collins, Ben Harper, Gerald Levert, Montell Jordan.

En résumé, je le recommande chaudement à ceux qui aiment et je le conseille très fortement à ceux qui n'ont pas connu pour découvrir.

Un résumé du film: "En 1959, Berry Gordy monte son label Motown et deniche un certain nombre de musicos dans les clubs de Detroit. Il les enferme dans un petit studio à Detroit et les fait travailler à la chaine avec tous les artistes de son label.
Alors que ses artistes ont droit à des campagnes marketing sur mesure, les funk brothers sont payés par session, et pas des masses.
Un nombre faramineux de hits plus tard, alors que Motown est delocalisée à Los Angeles, les musiciens qui ont réellement créé le Motown sound sont laissés derrière."

They are Motown's unsung heroes. Known as The Funk Brothers, the studio band put the backbeat into hits for Diana Ross & The Supremes, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Smokey Robinson & The Miracles, etc.
They played on more #1 records than The Beatles, Beach Boys, Rolling Stones and Elvis Presley combined, but no one knew their names.


ps: je conseille un passage d'anthologie avec Joan Osborne chantant "what becomes of the brokenhearted"..fabuleux !

23:29 Écrit par Cerber dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : motown, detroit, funk brothers |  Facebook |

07/08/2006

Black hat: wifi piraté en 60 secondes...

La conférence Black Hat, qui était à ses débuts une réunion de hackers pas trop fréquentables, est devenue au fil du temps une référence en termes de sécurité informatique. Preuve du changement, les trois principaux sponsors de cette année: Cisco, Microsoft et Ernst & Young. Microsoft est d'ailleurs venu présenter Vista en général et sa partie sécurité en particulier, ce qui s'est visiblement bien passé avec des commentaires que l'on pourrait résumer par "ils ont enfin compris qu'il ne fallait pas sortir un gruyère".

Du côté wifi malheureusement ce n'est pas aussi réjouissant. Mis à part les failles d'un réseau wifi installé à la va vite par un particulier n'y connaissant rien ou pas grand chose et qui retrouve plus de monde sur son réseau que les Rolling Stones dans un stade, les problèmes semblent se situer au niveau des pilotes.

Hellch & Maynor ont en effet démontré une méthode permettant de pirater le wifi d'un MacBook Pro en moins de 60 secondes. Cette faille n'est pas limitée au MacBook en particulier car elle ne dépend qu'indirectement d'Apple.

En effet, les pilotes de Max Osx sont développés en externe et visiblement on ne leur laisse que peu de temps pour finaliser leur boulot. Ces pilotes sortent donc sans que l'ensemble des tests de sécurités ne soient effectués.

Apple et Micosoft ont étés avertis de la faille et du process, de plus la présentation a été faite à l'aide d'une vidéo de la manipulation afin d'éviter que des petits malins ne suivent les étapes du piratage en "écoutant" le wifi.

Comme quoi, une bonne vieille rj45.......

 

Source 1 2 3

11:30 Écrit par Cerber dans Informatique | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

03/08/2006

Années 80

Hé oui, on a son âge.

Comme je le disais avant hier, je vous parle d'un temps.....

Voici donc un petit patchwork des artistes de ces années là, du temps où certains savaient encore chanter... ;)

 

Commencons par Alison Moyet et sa voix incomparable, Sade et sa sensualité affolante, Jil Caplan qui a fait deux trois trucs sympas, Lisa Stansfield et son style particulier, Sister Sledge, Swing out Sister, FGTH, Earth Wind and Fire, Spandau Ballet, ABC,  Simple Minds, Howard Jones, Thompson Twins, entre autre artistes que j'avais découverts à l'époque sur la bbc à l'émission Top of the Pops .

Si vous voulez en réentendre quelques uns, je vous conseille ce site qui reprend les vidéos d'une grande série des tubes des 80's.

Bon amusement, et si vous avez d'autres links ils sont les bienvenus.

09:48 Écrit par Cerber dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : musique, annees 80 |  Facebook |

02/08/2006

Warbirds

Pour rester dans les navions, ce site (en anglais) fort complet sur les avions de la deuxième guerre mondiale.

A noter ces fondus d'américais qui reconstruisent des Messerschmitt Me262 dont l'un des plus célèbres pilotes fut Walter Nowotny.

(A noter que le Messerschmitt Me 262 existe aussi en modèle "réduit"....)

On notera la formidable évolution des chasseurs en à peine une grosse vingtaine d'années entre le Me262 et le Fokker Dr1 de Manfred von Richthofen l'as des as de la première guerre mondiale surnommé le "Baron Rouge", allusion à la couleur de son triplan.

10:38 Écrit par Cerber dans Aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : warbirds, ww2, messerschmitt, 262 |  Facebook |

01/08/2006

Top Gun à la retraite

Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre, celui des dents blanches d'un Tom Cruise ne naviguant pas encore dans des sectes malsaines mais aux "commandes" d'un des plus beaux navions du monde, le Tomcat.

Et bien c'est fini. A plus le navion, il prend sa retraite après 36 ans de bons et loyaux services. Le f14 se retire sur la pointe des pieds.

 

11:35 Écrit par Cerber dans Aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : f14, top gun |  Facebook |

Anti spyware

Comme je l'ai dit cette page est mon bac à sable, donc de nombreuses catégories s'y trouveront sans forcément qu'il n'y ait de rapport entre elles.

J'inaugure donc la rubrique utilitaires.

A force de se connecter à droite à gauche, nous accumulons tous une masse inouïe de spywares, ces petites crasses qui vous espionnent sans demander votre avis.

Pour s'en débarasser, deux challengers se font face: à ma droite Spybot search & destroy, à ma gauche Ad aware, tous deux pratiquement à égalité niveau efficacité.  

Pour les paranos, passez un coup de l'un puis un coup de l'autre à la suite, ça réserve parfois quelques surprises....

10:17 Écrit par Cerber dans Utilitaires | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : spyware, spybot, ad-aware |  Facebook |

31/07/2006

Règles du jeu

Je me rends compte en accueillant mon premier troll dans les commentaires que j'ai oublié de fixer les règles du jeu. Règles que n'importe quel être doté d'un cerveau n'a pas besoin qu'on lui précise, ce petit rappel s'adresse donc aux autres.

 

Version soft:

"Cerber" est un site reprenant mes réflexions, mes pensées, mes coups de coeur, mes nausées, mon humeur du jour. C'est donc mon site et l'expression de mes pensées.

Tout commentaire pour peu qu'il soit constructif, poli, et en rapport avec l'article est le bienvenu (sous-entendu les autres non).

 

Version hardcore:

Ici c'est chez moi.

C'est moi le tôlier, le videur et le contrôleur.

C'est moi qui décide, de tout, sur tout et concernant tout.

C'est moi qui poste, qui rédige, qui examine les commentaires, les effaces et met à la porte le cas échéant.

En d'autres termes, c'est MON bac à sable, avec un bel écriteau BOULAY PASSE TON CHEMIN à l'entrée. Je n'ai rien à vendre, pas de stats à faire, si il y a 1 visite par an je m'en fiche. Donc, le premier qui trolle c'est dehors. La chasse aux cons est ouverte.

Alors certains hurleront à la censure, pousseront des cris de vierge effarouchée, c'est trop horrible, on m'empêche de m'exprimer, etc

M'en tape.

A 100%.

Si vous n'êtes pas d'accord avec ces règles, la sortie c'est par là, il y a des milliers d'autres blogs, que dis-je, des centaines de milliers.

Et si vous ne trouvez toujours pas votre bonheur là dedans, et bien créez donc le vôtre !

 

On résume donc :

- Pas de trollage, de harcèlement, de sortie de sujet.
- Pas de propos racistes
- Pas de liens vers du warez ou des sites de cul
- Respect des autres, respect des lieux
- Respect du tôlier 
- Respect des yeux : PAS de SMS STYLE, pas de LoL, PtDr, KiKoO et autres stupidités d'adolescent(e)s en manque d'éducation.

 

Si tout est respecté tout se passera très bien, dans le cas contraire....au revoir comme disait VGE.

17:01 Écrit par Cerber dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : trolls, troll, boulay, regles du jeu |  Facebook |

Un grand homme

En parcourant le site de "Bruxelles, ma ville", vous pourrez tomber sur un article parlant de Henry Horny.

L'article en question remet en cause une certaine vision des asbl et de leur financement  en attaquant la position de ce monsieur. Jusque là rien de bien dramatique (en Belgique tout du moins, en Iran ou en Chine ça poserait plus de problèmes mais là n'est pas le sujet).

Dans les commentaires, Henry Horny fait même une apparition en venant commenter les divers avis exprimés, ce qui fait preuve d'une certaine communication ouverte.

Là où cela dégénère allègrement, c'est lorsque des commentaires "osent" critiquer le post de ce monsieur. Là, la guerre est visiblement déclarée, et les divisions de panzer sont de sortie. Jugez plutôt:

"Je ne m'attarderai donc pas plus longtemps sur ces attaques personnelles d’internautes anonymes, indélicats et anormalement agressifs. Une thérapie devrait s’envisager dans certains cas, tant cette agressivité est gratuite et semble presque maladive."

Jusque là, il n'y avait pourtant que de simples réponses à ses positions.....mais le meilleur reste à venir:

"Vous êtes tellement agressifs et subversifs que certains d’entre vous me font penser aux collabos qui dénonçaient les juifs pendant la guerre avec des lettres anonymes. Dès lors, plus question de discuter avec un quarteron d’ayatollahs du libéralisme issus d’un consortium de blogs «bleus et noirs», où chacun (toujours les mêmes d’ailleurs) y va de sa contribution pour faire exister des sites qui n’ont d’autre valeur que de permettre à une bande de frustrés, qui se cachent derrière des pseudonymes, de cracher leur fiel et de se défouler sur des personnes qui leur ont rien fait et qui ont le courage de les affronter à visage découvert."

Voila donc la réponse du n°9 sur la liste du bourgmestre Gosuin lorsque des citoyens osent avoir l'incroyable indécence, que dis je, le sacrilège de ne pas être d'accord avec ce monsieur.

Inutile de dire qu'avec un pareil talent d'orateur doublé d'un sang froid à toute épreuve il ira loin en politique.

Quant à son mépris des internautes (qui sont aussi, il faudrait le lui rappeler, des électeurs) il en dit long sur la personnalité du bonhomme.

15:16 Écrit par Cerber dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |